GEO : comment faire exister ta marque dans les IA génératives
Tu entends parler d’IA générative partout, tu utilises peut-être ChatGPT pour tes idées de contenus…
Mais tu te demandes : “Est-ce que tout ça a vraiment un impact sur la visibilité de mon activité ?”
On parle souvent du fait que les IA génératives envoient encore très peu de trafic vers les sites web.
Autour de 0,2 % des recherches en France seraient liées à ChatGPT, selon les données Cloudflare citées par l’agence Noiise. Noiise
Dit comme ça, on pourrait se dire : “Bon, sujet secondaire, je verrai plus tard.”
Sauf que non.
Les IA génératives ne sont pas seulement un canal de clics.
Elles pèsent surtout en amont de la recherche Google : elles inspirent, rassurent, comparent… et plantent le nom de certaines marques dans la tête des gens avant même qu’ils ouvrent un navigateur.
C’est là qu’entre en jeu le GEO : Generative Engine Optimization. Et c’est tout sauf un truc réservé aux grosses entreprises.
Les IA génératives : pas (encore) beaucoup de clics… mais beaucoup d’influence
Le faux débat du “1 % de trafic”
Aujourd’hui, si tu regardes uniquement tes statistiques de site, tu ne verras quasiment jamais “ChatGPT” ou “Perplexity” comme source de visites.
Les chiffres cités par Noiise sont parlants :
- ChatGPT représenterait autour de 0,23 % de parts de marché de la recherche en France,
- la plupart des visites restent attribuées au SEO “classique”, aux réseaux sociaux, au direct, etc.
Donc oui, si tu te limites à tes tableaux de bord, tu peux avoir l’impression que les IA génératives ne servent pas à grand-chose pour ton activité.
Le problème, c’est que ces chiffres ne montrent pas tout le chemin dans la tête de tes clients.
De moteurs de recherche à moteurs de recommandation
Un moteur de recherche comme Google affiche une page de résultats.
À toi de choisir ce que tu cliques.
Une IA générative, elle, fait autre chose :
elle raconte une réponse, donne des conseils, organise l’info… et cite des noms.
Par exemple :
- “Quel outil pour créer des visuels pros ?” → Canva sort tout le temps.
- “Comment organiser mon équipe ?” → Notion revient très souvent.
- “Quelle solution pour créer une boutique en ligne ?” → Shopify est souvent dans la liste.
Ces marques n’ont rien payé à l’outil pour apparaître là.
Elles sont citées parce qu’elles laissent une empreinte forte dans les contenus qui ont servi à entraîner les IA.
C’est exactement ce qui peut se passer pour toi, praticien bien-être, artisan ou formateur :
- Une personne demande à une IA :
“Comment choisir une réflexologue dans ma région ?” - L’IA explique les critères, donne des conseils, cite parfois des types de professionnels, des plateformes, parfois des noms concrets.
- La personne retient 1-2 noms.
Elle ferme l’IA, ouvre Google, tape “Nom de l’activité + ville” ou même le nom d’une personne ou d’une structure.
Sur Analytics, tu verras : trafic SEO.
En vrai, la première influence vient de l’IA.
Une visibilité “invisible”… mais déjà bien présente
Les IA génératives deviennent un réflexe du quotidien
Les études commencent à le montrer :
- près d’un Français sur deux utiliserait une IA générative,
- une bonne partie de ces personnes s’en sert au quotidien,
- et une part non négligeable dit utiliser moins souvent les moteurs de recherche classiques, en échange de plus d’informations consommées via IA.
Autrement dit :
une portion de plus en plus grande de ton audience passe par ChatGPT, Perplexity, Copilot, Gemini ou autre avant de décider quoi que ce soit.
Cette phase ne laisse aucune trace dans tes outils de suivi.
Pas de clic, pas de lien, pas d’UTM.
Pourtant, c’est là que la personne :
- découvre un type de praticien (réflexologue, énergéticienne, sophrologue, naturopathe, etc.),
- valide ou invalide certaines idées,
- repère quelques noms ou quelques pratiques,
- se dit : “Tiens, ça a l’air sérieux / rassurant / aligné avec mes valeurs.”
Tu ne vois rien, mais ta présence (ou ton absence) dans ces réponses peut faire la différence.
De la visite au “contact mental”
Pendant longtemps, on a tout centré sur le mesurable :
- clics,
- taux de conversion,
- temps passé sur la page.
Mais dans la vraie vie, tu ne peux pas mesurer :
- le nombre de fois où quelqu’un a vu ta plaque de cabinet,
- les discussions entre deux collègues autour de la machine à café,
- l’ami qui recommande ton nom à une autre amie.
Les IA génératives jouent le même rôle : une sorte de recommandation en continu, mais au format texte.
Le clic, c’est ce que tu peux compter.
La présence mentale, elle, se construit en amont, dans ces réponses qui citent certaines marques… et pas d’autres.
Comment les IA choisissent les marques qu’elles citent
Les IA ne “décident” pas comme un humain, mais elles se basent sur des milliers de signaux.
L’article de Noiise résume bien quatre grands axes qui ressortent très souvent : le modèle CURL.
- C pour Cohérence
Ton discours doit rester aligné partout : site, fiches en ligne, interviews, réseaux sociaux.
Si tu parles d’un accompagnement doux et structuré sur ton site, mais agressif et commercial sur Instagram, le signal global est flou. - U pour Unicité
Ton ton, ta façon d’expliquer ton pratique, ton univers visuel… tout ça crée une couleur reconnaissable.
Une énergéticienne qui parle beaucoup de nature et de corps, avec un ton très posé, ne renvoie pas la même image qu’une coach business très directe.
Cette singularité ressort dans les contenus. - R pour Régularité
Les IA “voient” ce qui sort régulièrement :
nouveaux articles, mises à jour, posts de blog, contenus sur d’autres sites, interviews, avis clients.
Une activité silencieuse pendant des années laisse peu de traces dans les corpus utilisés. - L pour Légitimité
Les IA s’appuient sur des sources jugées solides :
citations dans d’autres articles, témoignages, avis, références, interventions sur des sites tiers, mentions dans la presse ou les médias spécialisés.
Plus ta communication respecte ces quatre axes, plus tu crées une empreinte claire dans l’écosystème d’info qui sert ensuite aux modèles.
GEO : le prolongement naturel de ton SEO
Tu connais peut-être déjà le SEO “classique” : travailler ton site pour qu’il apparaisse mieux sur Google.
Le GEO (Generative Engine Optimization), c’est la suite logique : faire en sorte que ton activité soit comprise, retenue et citée par les IA génératives.
GEO, concrètement, ça veut dire quoi pour toi ?
Pour toi, praticien ou entrepreneur bien-être, GEO veut dire :
- Rédiger des contenus clairs, pédagogiques et structurés,
- garder une cohérence de fond entre ton site, tes réseaux, tes interviews, tes fiches locales,
- multiplier les signaux externes de confiance : avis, articles invités, collaborations, partages, citations.
Dans mon article “Comment être visible dans l’IA générative”, je t’explique déjà comment les modèles sélectionnent les contenus, ce qu’ils privilégient, et comment adapter ta façon d’écrire pour qu’ils te repèrent plus facilement.
👉 Tu peux le lire ici : Comment être visible dans l’IA générative.
Ici, on va surtout regarder la dimension “marque” :
Comment faire en sorte que ton nom, ta structure ou ta méthode aient une place dans ces réponses.
Les quatre piliers d’une marque visible dans les IA
En s’inspirant de l’analyse de Noiise et des exemples de marques déjà très citées (Canva, Notion, Shopify, etc.), on voit qu’elles ont toutes en commun :
- Un positionnement limpide
On sait rapidement ce qu’elles proposent, pour qui et dans quel contexte. - Beaucoup de contenus autour d’elles
Tutoriaux, articles, comparatifs, vidéos, avis…
L’IA “tombe” sur leurs noms un peu partout. - Une perception globale plutôt positive
Les avis, les comparatifs, les retours d’expérience vont dans le même sens.
Pour ton activité, l’objectif n’est pas de faire comme une multinationale, mais de traduire ces piliers à ton échelle :
- Être bien identifié sur ta spécialité (réflexologie abdominale, nettoyage énergétique des lieux, accompagnement des femmes épuisées, etc.).
- Publier des contenus utiles et concrets autour de cette spécialité.
- Travailler les avis et les retours clients.
- Apparaitre sur des sites ou formats extérieurs (podcasts, interviews, témoignages, blogs partenaires…).
Comment activer cette “influence invisible” pour ton activité
Passons aux actions concrètes.
1) Clarifie ton message central (et répète-le partout)
Les IA repèrent surtout ce qui revient souvent, de manière cohérente.
Quelques pistes simples :
- Résume ton activité en une phrase claire
“J’aide les femmes épuisées à retrouver de l’énergie grâce à la réflexologie et aux soins énergétiques.” - Affiche cette phrase sur :
ton site, ta fiche Google Business Profile, tes bios réseaux, ta signature de mail. - Reste fidèle à cette phrase quand tu interviens ailleurs (podcasts, collaborations, interviews).
Plus ton message est net, plus les modèles peuvent t’associer à ce sujet.
2) Crée des contenus “repères” sur ton expertise
Je parle ici de contenus piliers :
- un article qui explique en profondeur “Qu’est-ce qu’un soin énergétique ?”,
- une page qui détaille “Comment se déroule une séance de réflexologie plantaire ?”,
- un guide pratique “Comment choisir un praticien en nettoyage énergétique de lieux ?”.
Ces contenus doivent être :
- pédagogiques,
- bien structurés (titres, sous-titres, FAQ, exemples),
- signés de ta main, datés, mis à jour régulièrement.
C’est exactement le type de contenus que les IA aiment reprendre et citer, car ils font office de mini-références sur un sujet précis.
Si tu veux un mode d’emploi détaillé pour les adapter aux IA génératives, tu le trouveras dans mon article dédié à la visibilité dans l’IA générative.
3) Soigne ta présence au-delà de ton site
Le GEO ne se joue pas seulement sur ton site.
Tu peux par exemple :
- Témoigner dans des articles de blog d’autres pros du bien-être.
- Participer à des épisodes de podcast.
- Proposer un article invité sur un site local, une association, un média spécialisé.
- Répondre à des interviews, même courtes, sur des sujets que tu connais par cœur.
Ces contenus externes :
- créent des citations de ton nom,
- renforcent ta légitimité,
- montrent aux IA que tu n’existes pas uniquement sur ton propre site.
4) Rends ta légitimité visible
Les IA accordent beaucoup de poids aux signaux de confiance :
- Avis Google (pour ton cabinet ou ton activité locale),
- témoignages clients sur ton site,
- études de cas,
- retours d’expérience concrets.
Chaque fois que tu vis une belle réussite client (dans le respect de la confidentialité) :
- raconte-la dans un article ou un post,
- anonymise les éléments sensibles,
- structure en étapes simples : situation de départ → accompagnement → résultat.
Ce sont exactement le genre de contenus que les IA reprennent, car ils mélangent concret, pédagogie et vécu humain.
Et demain : comment mesurer cette présence dans les IA ?
On commence à parler de nouveaux indicateurs pour suivre cette présence dans les réponses générées :
- le nombre de fois où une marque est citée par différentes IA,
- la cohérence entre ce qui est affiché dans la SERP, sur les réseaux et dans les réponses générées,
- le ressenti global associé à la marque (plutôt positif / neutre / négatif),
- la fréquence des recommandations dans les outils d’IA.
Certaines agences développent même leurs propres outils internes pour suivre ces signaux.
À ton échelle, tu peux déjà :
- poser la question à tes clients :
“Par où m’avez-vous découvert ? Google, réseaux, recommandation, IA type ChatGPT… ?” - surveiller de temps en temps ce que les IA répondent quand tu tapes :
- ton nom,
- ta spécialité + ta ville,
- un besoin très concret de ta cible (par exemple “je suis épuisée, à qui m’adresser ?” dans le cadre de ton activité).
Ça ne remplacera pas un outil, mais ça t’aidera à voir si ton activité commence à émerger dans ce nouveau contexte.
FAQ : GEO, IA génératives et visibilité de ta marque
Est-ce que les IA génératives apportent vraiment du trafic vers mon site ?
GEO et SEO, est-ce la même chose ?
Est-ce que le GEO est réservé aux grandes marques ?
Si tu veux aller plus loin sur la manière d’écrire, structurer et diffuser tes contenus pour qu’ils soient bien “digérés” par les IA génératives, je t’invite à lire :
Ce sera ton point de départ pour ajuster ta stratégie de contenu à cette nouvelle façon de s’informer.
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